La grande trilogie de la vie: le feu (3)

Publié le par ,,,Instantanés sourires

triskell

 

Où l’on apprend la mort de Léon et son enterrement

 

 

Léon se tient près du feu de cheminée qui éclaire la chambre. Il a ôté sa veste. Il a du mal à respirer. Il se met à hurler. Une douleur lui broie la poitrine. Il se prend le bras, tombe en avant sur le fauteuil et ne bouge plus. Marinette affolée se précipite à l’extérieur pour chercher du secours. Le copain cuisinier accourt des fourneaux pour aider Léon. Sans résultat. « Il est comme une pierre à feu sans son grattoir. Il ne produira plus d’étincelles ». Il couvre Léon d’un grand drap et sort tête baissée.

Ce fut au petit fils de l’abbé Mousse que revint l’honneur de dire la messe d’enterrement de Léon. La fête fut grandiose, et tout Kergloëz pleurait son sénateur. Pour une fois qu’un habitant du lieu atteignait une stature quasi nationale. Pourtant, l’opposition refusa tout net qu’un seul sou du budget public ne fut dépensé pour un tel personnage, connu pour sa vie dissolue. Alors, après des nuits de discussion, il fut décidé d’offrir à Léon une pierre tombale sur laquelle on grava :

 

 

Farfelu freluquet !

Fréquemment tu fus futile et faux.

Ta fatuité frémissante

A fourni de fétides fumerolles.

Mais tes flamboyants festins felliniens,

Tes fornications forcenées,

Forcèrent la faveur des français.

Fraternité à feu Léon.

 

Fin !

feu-3.JPG 

 

 

 

 

 

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Danièle 27/10/2010 00:24


Un peu déçue...