La grande trilogie de la vie: le feu (2)

Publié le par ,,,Instantanés sourires

triskell  

Où l’on apprend les interdits de nos sénateurs

 

 

Le train du sénateur entre en gare, siffle une fois et stoppe. La grande ville n’intimidait plus Léon depuis longtemps. Au sortir de la gare il se rend chez son copain cuisinier, manger un morceau. « Tiens, goûte moi ça ! Je l’ai appelé feu de l’enfer, et crois moi personne n’y a encore porté les lèvres. Il t’attendait. » Un peu inquiet Léon tend le bout des dents vers la fourchette que lui propose son copain. Immédiatement il comprend le sens du nom de ce plat. Il se précipite sur un verre d’eau pour éteindre la brûlure des piments. « Ca va pas, non ! Tu veux me tuer ? » Le cuisinier éclate d’un gros rire « Au contraire, ça va te ravigoter. La petite Marinette t’attend là haut ! »

Léon monte le grand escalier pour atteindre la chambre 22 où l’attendait Marinette et ses feux de l’amour. Il aime bien ce petit rendez-vous crapuleux, seul résidu de sa vie d’homme, qui s’était considérablement dissoute au fil du temps. Marinette l’accueille bras et corsage ouverts. Il aime la fraîcheur de ses joues, la douceur de sa peau, l’odeur du savon frais dans son cou.

 

 

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.... à  suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

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